1.200 mouvements en 40 minutes : quand les robots assistent le kinésithérapeute
 

Depuis quelques semaines, les kinésithérapeutes de CHN William Lennox utilisent l’Erigo, une solution thérapeutique qui combine de manière unique la verticalisation progressive, la mobilisation des jambes et la stimulation sensorimotrice intensive par des mouvements cycliques des jambes. 
 

Le plus de l’Erigo, c’est l’intensité de répétition des mouvements. Il permet au patient d’en effectuer 6.000 pendant une séance de 40 minutes, au lieu de 50 lors d’une séance traditionnelle avec mobilisation manuelle.
 
« L’Erigo est principalement utilisé avec nos patients en éveil de coma ou en tout début de rééducation à la marche, explique Brieuc De Terwangne, kinésithérapeute et spécialiste de l’Erigo. Le patient est confortablement installé sur une table qui se lève à la verticale, tandis qu’un système d’électrostimulation envoie un courant électrique (totalement indolore bien sûr !) qui stimule ses muscles et entraîne ses jambes  ». 
C’est ce que l’on désigne par « stimulation électrique fonctionnelle ». « L’intensité de ce mouvement de marche passif ou actif-aidé est déterminée par le kiné en fonction du but recherché pour la revalidation de chaque patient », complète le jeune kiné.
 
Des robots complémentaires au travail du kinésithérapeute
« Pendant que la machine travaille, je peux mobiliser les bras du patient ou proposer un exercice de tronc, poursuit Brieuc. Il bénéficie ainsi d’une séance très complète, bras et jambes simultanés par exemple. »
 
La rééducation assistée par la robotique
« Depuis quelques années, le CHN William Lennox investit dans les nouvelles technologies, ajoute Martin Goblet, Responsable du service kinésithérapie. Elles sont complémentaires aux séances manuelles des kinésithérapeutes. Nous avons l’Erigo, mais aussi la réalité virtuelle, le C-MILL (un tapis de marche couplé à un écran pour la marche et l’équilibre, ndlr), l’Eazygain pour la marche et l’équilibre en délestage de poids corporel et encore d’autres outils.
 
« C’est particulier, mais ça me fait un bien fou ! »
« Le travail sur l’Erigo est particulier, raconte M. Dupuis, en pleine séance avec Brieuc. La marche est assistée et le rythme dépend de la programmation de Brieuc. Ce n’est pas toujours facile mais ça fait un bien fou ! Ca m’aide beaucoup », se réjouit M. Dupuis.

Les nouvelles technologies font désormais partie intégrante du programme de revalidation de nos patients, mobiles ou non, à tous les stades de leur rééducation », conclut Martin.

L'Erigo en images