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Le Service d’épileptologie et neurophysiologie

Le Service d’épileptologie et neurophysiologie prend en charge les patients souffrant d’épilepsie.

Les neurologues-épileptologues du Service d’épileptologie et neurophysiologie assurent le diagnostic et le traitement des patients (adultes et enfants) souffrant d’épilepsie, en collaboration avec les services de neurologie adulte et neuropédiatrie.

Au CHN William Lennox, nous proposons une approche globale du traitement de l’épilepsie :

  • Diagnostic et suivi de l’épilepsie en consultation
  • Éducation thérapeutique du patient, en ambulatoire ou en hospitalisation
  • Consultation de génétique
  • Hospitalisation de plus longue durée pour prise en charge globale
  • Bilan préchirurgical de l’épilepsie réfractaire en hospitalisation

Les médecins du Service d’épileptologie et neurophysiologie font partie du Centre de référence pour l’épilepsie réfractaire des Cliniques universitaires Saint-Luc.

Les épilepsies

L’épilepsie est une maladie chronique fréquente qui touche 0,5 à 1% de la population, à tout âge. Elle est définie par la répétition de crises, qui peuvent prendre diverses formes. Un même patient peut présenter plusieurs types de crises différents.

Les crises tonico-cloniques, caractérisées par une perte de connaissance avec mouvements convulsifs de tout le corps et souvent morsure de langue, sont les plus impressionnantes, potentiellement dangereuses pour le patient.

Les crises qui ne comportent pas de convulsion, de début focal (la crise débute dans une partie bien localisée d’un hémisphère du cerveau) ou de début généralisé (la crise débute des deux côtés du cerveau : crises de type « absences »), sont les plus fréquentes. Leur diagnostic est plus complexe car les symptômes de la crise sont très variables d’une personne à l’autre.

Diagnostic et traitement des épilepsies

Consultations

Consultation en épileptologie

Les crises étant par définition épisodiques, le diagnostic n’est pas toujours simple. On estime que dans environ 20% des cas le diagnostic d’épilepsie est posé à tort.

Le rôle de l’épileptologue est de confirmer ce diagnostic, et si possible de préciser le type de crise et le type d’épilepsie, ce qu’on appelle « syndrome épileptique ». Un diagnostic correct permet de mieux comprendre la maladie, de prévoir son évolution et proposer un traitement adapté.

En consultation, le patient et/ou son entourage rencontre(nt) le médecin pour lui fournir les renseignements nécessaires au diagnostic : antécédents médicaux, description des crises, examens déjà réalisés, traitements en cours… Apporter une vidéo du malaise enregistrée sur le téléphone est une aide très précieuse.

De façon générale, une consultation chez un neurologue doit être obtenue dans les deux semaines qui suivent une première crise d’épilepsie.

Lorsqu’un avis en centre d’épilepsie réfractaire est indiqué (persistance de crises malgré le traitement ou doute sur le diagnostic d’épilepsie), une consultation doit être obtenue dans les 4 semaines, de préférence sur demande du médecin traitant.

Les consultations de suivi auront ensuite pour but d’évaluer l’efficacité et les éventuels effets secondaires du traitement, mais aussi de rediscuter de l’impact de la maladie sur la vie quotidienne, que ce soit en famille, à l’école ou au travail.       

Les rapports de consultation sont disponibles habituellement dans un délai d’une à deux semaines, envoyés au médecin traitant.

Consultation de génétique

Les causes génétiques de l’épilepsie sont de mieux en mieux connues, mais aussi de plus en plus complexes.

La recherche d’une cause génétique est devenue une pratique courante en épileptologie. Les gènes et chromosomes sont analysés sur de simples prélèvements sanguins. Ce sont des analyses longues, qui prennent souvent quelques mois.

En consultation, le généticien cherche à comprendre le lien entre la maladie du patient et les éventuelles anomalies génétiques, ou « variants » génétiques mis en évidence lors du bilan. Il évalue le risque de transmission à d’autres membres de la famille.

Electroencéphalogramme (EEG)

Electroencéphalogramme (EEG) standard

L’électroencéphalogramme (EEG) enregistre l’activité électrique du cerveau.

Pour cela, le technicien applique 19 électrodes sur la tête, mises en contact avec la peau grâce à un gel spécial. Les électrodes sont souvent maintenues en place à l’aide d’un bonnet.

L’EEG standard dure 10 à 20 minutes et est totalement indolore.

Consulter la fiche pratique de l’EEG standard

EEG prolongé en ambulatoire

L'EEG prolongé est réalisé grâce à un appareil portable (comme le holter cardiaque). Le but de l’examen est d’enregistrer l’activité du cerveau durant le sommeil et éventuellement de capter des malaises suspects d’être épileptiques.

Consulter la fiche pratique de l’EEG prolongé en ambulatoire

 EEG haute résolution

Les anomalies détectées à l’EEG en dehors des crises (dites « intercritiques ») peuvent être analysées par des programmes informatiques de façon à déterminer leur origine la plus probable au niveau du cortex cérébral : c’est ce qu’on appelle la « localisation de source ».

Ce type d’analyse est utile dans le cadre du bilan pré-chirurgical des épilepsies réfractaires, surtout si l’IRM ne met pas en évidence de lésion cérébrale. 

Cette analyse est plus précise et fiable si le nombre des électrodes est plus grand, supérieur à 64 électrodes. Au CHN, nous réalisons ce type d’EEG prolongé appelé « haute résolution ». Cela nécessite un temps de pose des électrodes plus important, de l’ordre de 3 heures.

La durée de l’enregistrement est variable, de 48 heures à 5 jours.

Télécharger la demande de bilan EEG prolongé en ambulatoire

Télécharger la demande de télémétrie en pédiatrie

EEG-vidéo prolongé en hospitalisation

L'EEG vidéo est un enregistrement prolongé de l’EEG couplé et synchronisé seconde par seconde à un enregistrement vidéo.

Le CHN William Lennox dispose de quatre chambres EEG-vidéo, adaptées aux enfants et aux adultes.

L’objectif de l’EEG-vidéo est d’enregistrer les malaises suspects d’être épileptiques. L’apport de la vidéo est fondamental pour pouvoir interpréter correctement les symptômes de la crise.

Cet examen est réalisé principalement pour trois raisons :

  1. Comprendre des malaises inexpliqués
  2. Enregistrer les crises d’épilepsie habituelles dans le cadre d’un bilan pré-chirurgical pour épilepsie réfractaire.
  3. Suivi d’une épilepsie qui se manifeste par des crises pouvant passer inaperçues, comme des absences

La durée de l’enregistrement est variable, entre 24h et plus d’une semaine.

Consulter la fiche pratique de l’EEG-vidéo prolongé en hospitalisation

Hospitalisation

L’épilepsie réfractaire entraîne parfois des conséquences psychologiques, sociales, scolaires ou professionnelles importantes.

Dans certains cas, une hospitalisation de quelques semaines peut s’avérer nécessaire pour réaliser un bilan multidisciplinaire, faisant intervenir neurologues, neuropédiatres, personnel infirmier, assistants sociaux, neuropsychologues, psychiatres, logopèdes, kinés, ergothérapeutes…

L’objectif est d’évaluer au mieux les capacités du patient (enfant et adulte), en tenant compte des contraintes liées à l’épilepsie, puis de proposer une rééducation ou d’aider à mettre en place un meilleur accompagnement, un cadre de vie plus adapté, une réorientation scolaire, professionnelle…

L’hospitalisation de longue durée peut également s’avérer nécessaire pour adapter le traitement antiépileptique, ou mettre en place d’un régime cétogène (traitement non médicamenteux de l’épilepsie réfractaire).

Une consultation de préadmission est demandée, afin de confirmer la nécessité de l’hospitalisation et de préciser les objectifs de la prise en charge.

Traitements

Traitement médicamenteux

Lorsque le diagnostic d’épilepsie est posé, le neurologue peut prescrire des médicaments pour diminuer la fréquence des crises et idéalement les supprimer. Ces antiépileptiques se présentent généralement sous forme de pilules, de sirops ou de granulés (pour les enfants).

Le choix du médicament dépendra du type d’épilepsie, du type de crises et des antécédents médicaux du patient.

Trouver le dosage adéquat du médicament peut prendre plusieurs semaines. Il est donc important de consigner chaque crise (date, description, circonstances) afin d’en parler au médecin lors de la consultation suivante.

Traitement chirurgical

Une minorité important de patients, estimée entre 20 et 30%, ne répond pas de façon satisfaisante au traitement médicamenteux. Ils sont atteints d’une forme d’épilepsie plus difficile à traiter : l’épilepsie réfractaire.

Dans ce cas, des traitements non médicamenteux doivent être envisagés, notamment la chirurgie sur la zone du cerveau responsable des crises.

La prise en compte des conséquences psychologiques, sociales, scolaires et professionnelles est alors indispensable.

Education thérapeutique du patient

L’équipe d’épileptologie du CHN William Lennox propose un programme d’éducation thérapeutique au patient et à ses proches. Objectif : les accompagner et les aider à comprendre, accepter et gérer la maladie et son traitement.

Ce programme est organisé en séances individuelles et/ou collectives animées par une infirmière. Il est facultatif.

Dr Thomas Coppens

Dr Thomas Coppens

Epileptologue

Dr Alexane Fiérain

Dr Alexane Fiérain

Epileptologue

EEG, EEG 24h, ECG, RX

EEG, EEG 24h, ECG, RX

EEG, EEG 24h, ECG, RX

Potentiels évoqués

Potentiels évoqués

Potentiels évoqués

Marie Gillard

Marie Gillard

Infirmière

Chantal Lejeune

Chantal Lejeune

Infirmière

Caroline de Schaetzen

Caroline de Schaetzen

Infirmière